Le même instant, dans un calendrier où chaque mois fait exactement quatre semaines.
- Rang du mois
- Jour de la semaine
- Lune
- Révolution
- Prochaine saison
Une année, deux découpages
Les mêmes jours, dans les deux calendriers. Rien n'est ajouté ni retiré : ils sont seulement rangés autrement.
Ta vraie date
Mets ta date de naissance, ou n'importe quelle autre. Le calendrier fixe lui donne un autre nom, et un jour de semaine qui ne bougera plus jamais.
Treize mois identiques, une seule ligne d'en-tête pour les treize. Le calendrier grégorien a besoin de douze grilles différentes pour dire la même chose.
Où pointe la Terre
L'axe de rotation penche de 23,44 degrés et ne bouge pas de l'année. Ce qui tourne autour, c'est le Soleil. Accélère le temps et la mécanique des saisons se raconte toute seule.
1,5 Mo d'imagerie NASA, une seule fois
Fais glisser le globe pour tourner autour.
- Instant représenté
- Soleil au zénith
- Ton méridien
- Chez toi
Où nous sommes sur l'orbite
Une année, c'est un tour complet. Voici la part déjà parcourue, et le cercle est à l'échelle : l'orbite terrestre est beaucoup moins ovale qu'on ne la dessine.
La lune, qui ne suit personne
Vingt-huit jours, ce n'est pas une lunaison. C'est la réserve la plus honnête à faire sur un calendrier de treize mois, et elle mérite d'être affichée plutôt que tue.
Treize constellations
Le zodiaque compte douze signes et le ciel treize constellations. Les deux ont divergé pendant deux mille ans.
Trois temps qui ne se recouvrent pas
Le calendrier que nous utilisons, celui qu'on pourrait utiliser, et la lune. Sur le même axe, pour la même année.
Kodak a vécu soixante et un ans avec treize mois
Ce calendrier n'est pas une curiosité de forum. Il a tourné pour de vrai, dans une entreprise de cent mille personnes, plus longtemps que la plupart des logiciels que nous utilisons.
- 1902
Moses Cotsworth publie le plan
Statisticien des chemins de fer britanniques, il passe des années à comparer des mois de longueurs différentes et conclut que le problème n'est pas les données mais le calendrier.
- 1923
La Société des Nations l'examine
Un comité international retient le calendrier fixe parmi cent trente propositions de réforme. Il n'ira jamais au vote.
- 1928
Kodak l'adopte
George Eastman impose les treize mois dans toute son entreprise. Les salaires, la comptabilité et la production passent à des périodes strictement égales.
- 1937
La dernière vraie tentative échoue
L'opposition vient surtout des Églises : un jour hors semaine casse le cycle de sept jours ininterrompu depuis des millénaires.
- 1989
Kodak s'arrête
Soixante et un ans plus tard, l'entreprise revient au grégorien. Non parce que le système fonctionnait mal, mais parce que plus personne d'autre ne l'utilisait.
Et octobre, dans tout ça ?
Octobre veut dire huitième, novembre neuvième, décembre dixième. Ces noms sont les fossiles d'un calendrier romain qui commençait en mars et ne comptait que dix mois. Janvier et février ont été ajoutés devant, et personne n'a jamais renommé la fin de l'année.
C'est une histoire différente de celle des treize mois, et il vaut mieux ne pas les mélanger : ici, l'insertion de Sol pousse octobre au onzième rang, pas au huitième.
Pourquoi les réformes échouent
Aucune n'a jamais buté sur un problème technique. Elles butent sur la semaine. Le cycle de sept jours tourne sans interruption depuis des milliers d'années, à travers les empires et les révolutions, et un jour hors semaine le casse.
Le calendrier révolutionnaire français a tenu douze ans avec ses semaines de dix jours. Le calendrier soviétique de cinq jours, onze ans. Le grégorien, lui, n'est pas meilleur : il est simplement déjà là, dans tous les contrats et tous les systèmes du monde. C'est un standard, pas un choix.
Alors, existe-t-il un temps vraiment fixe ?
Oui. Mais ce n'est pas un calendrier, et c'est précisément pour cette raison que ça fonctionne.
Un calendrier doit réconcilier trois périodes : la rotation de la Terre, la lunaison, et la révolution autour du Soleil. Ces trois-là sont réglées par trois mécanismes physiques indépendants qui ne se connaissent pas. Aucun nombre entier de jours ne fait une année, aucun nombre entier de lunaisons non plus. Elles sont incommensurables, au sens propre : il n'existe aucune unité commune. Tout calendrier ment donc sur au moins une des trois.
Pire : aucune des trois n'est constante. Le jour s'allonge d'environ 1,8 milliseconde par siècle, freiné par les marées. L'année tropique raccourcit d'une demi-seconde par siècle. L'inclinaison de l'axe diminue lentement, et ce site la recalcule pour chaque instant plutôt que de la figer à 23,44°. Le décalage entre le temps des horloges et la rotation réelle de la Terre porte même un nom, delta-T, et il faut le corriger pour dater une pleine lune à la minute.
Le temps fixe existe pourtant, et il a été obtenu en abandonnant complètement le ciel. Depuis 1967, la seconde ne se définit plus par une fraction de journée mais par 9 192 631 770 oscillations d'un atome de césium 133. Elle ne dépend plus de la Terre. C'est la seule raison pour laquelle elle ne dérive pas.
Les astronomes ont fait le même choix trois siècles plus tôt. Le jour julien, proposé par Joseph Scaliger en 1583, est un simple compteur de jours qui tourne depuis le 1er janvier 4713 avant notre ère. Pas de mois, pas de semaines, pas d'années bissextiles. Un nombre qui augmente. C'est ce compteur, et non le grégorien, qui sert de référence à tous les calculs de ce site.
L'heure qu'il est, sans calendrier
- Jour julien
- Temps Unix
- Oscillations du césium
- Allongement du jour
Voilà la réponse honnête : un temps fixe est parfaitement possible, à condition de renoncer à ce qu'il soit habitable. Personne ne fixe un rendez-vous au jour julien 2461261. Un compteur est exact et invivable ; un calendrier est approximatif et humain. Les treize mois de Cotsworth sont le meilleur compromis connu entre les deux : ils abandonnent la lune, gardent la semaine, et paient leur régularité avec deux jours qui n'appartiennent à rien. C'est un aveu, pas un défaut.
La même chose, sur l'écran d'accueil
Un widget qui affiche la date du calendrier fixe, son équivalence grégorienne, et la phase de la lune. Rien d'autre.
Me prévenir à la sortieUn courriel, pas de formulaire, pas de base de données. Le site n'a toujours pas de serveur et c'est très bien ainsi.
Tout se calcule sur l'appareil
Le moteur de ce site tient en TypeScript pur, sans réseau. Il tourne aussi bien dans un widget hors ligne.
Le quantième ne change plus
Une date du calendrier fixe garde son jour de semaine à vie. Un widget n'a donc jamais besoin de le recalculer.
La lune en vraie phase
Le disque est dessiné à partir de la fraction éclairée, pas approximé par deux cercles qui se chevauchent.
Pas de compte
Il n'y a rien à stocker : une date suffit à tout déduire. Aucune raison de demander quoi que ce soit.